BAC France · HGGSP Terminale · Programme Éducation nationale · BOEN 25/06/2020
Programme Première HGGSP : connaissances sur les rivalités États-Unis/URSS pendant la guerre froide (1947-1991), course aux armements et à l'espace (Spoutnik 4 octobre 1957, Apollo 11 le 20 juillet 1969), Traités stratégiques bilatéraux (SALT I 1972, START II 1993), bases du droit international public (sources du droit international, Cour internationale de justice CIJ, ONU). Notions de droit aérien et limites de la souveraineté nationale (Convention de Chicago 1944 sur l'aviation civile, ligne Kármán à 100 km d'altitude définissant la frontière de l'espace).
L'espace extra-atmosphérique constitue depuis le lancement de Spoutnik 1 par l'Union soviétique le 4 octobre 1957 un domaine stratégique majeur des relations internationales. Six décennies plus tard, en 2024, plus de 10 000 satellites actifs sont en orbite autour de la Terre (selon les statistiques de l'Union of Concerned Scientists, base de données mise à jour avril 2024), pour 36 000 débris spatiaux de plus de 10 cm répertoriés par l'Agence Spatiale Européenne (ESA Space Debris Office, base catalogue 2024). L'espace est ainsi passé en l'espace d'une génération d'une rivalité bipolaire entre superpuissances étatiques (USA vs URSS pendant la guerre froide) à un écosystème multipolaire et hybride où s'affrontent une dizaine d'États (USA, Russie, Chine, Inde, Japon, ESA, ESA, Émirats arabes unis, Israël, Iran, Brésil), une centaine d'agences spatiales nationales, et surtout des acteurs privés massifs comme SpaceX (Elon Musk), Blue Origin (Jeff Bezos), Rocket Lab (Peter Beck) et Axiom Space (Michael Suffredini). En janvier 2024, le coût d'envoi d'1 kg en orbite basse a chuté à environ 1 500 USD via Falcon 9 (vs 80 000 USD en 1990 via les navettes spatiales américaines), démocratisant l'accès et créant des dépendances inédites. La Station Spatiale Internationale, projet exemplaire de coopération de la fin de la guerre froide, doit être désorbitée d'ici 2031 selon le contrat signé par la NASA avec SpaceX en juin 2024 (843 millions USD pour véhicule de désorbitation USDV). Cette leçon explore comment l'espace est devenu une nouvelle frontière géopolitique, en équilibre fragile entre coopération, compétition et militarisation.
Le Bulletin Officiel de l'Éducation Nationale spécial n°8 du 25 juillet 2019, programme HGGSP Terminale Thème 1 « De nouveaux espaces de conquête », précise : « L'élève explore les enjeux géopolitiques liés à la conquête, à l'occupation et à l'exploitation de nouveaux espaces : les océans, l'espace, les territoires polaires. Il analyse la diversité des acteurs (États, entreprises, organisations internationales) et les modes de gouvernance ».
Source : eduscol.education.fr/cid143646/hggsp-bac-2021.html
La Station Spatiale Internationale (ISS, ou Iss en français Sti) est l'une des plus grandes prouesses de coopération internationale de l'histoire récente. Le projet a été initié en 1984 sous Ronald Reagan (programme Space Station Freedom), puis fusionné après la chute de l'URSS avec le projet russe Mir 2 en 1993 pour devenir la Station Spatiale Internationale, accord signé le 29 janvier 1998 à Washington par 15 États : États-Unis (NASA), Russie (Roscosmos), Japon (JAXA), Canada (CSA), et 11 États européens via l'Agence Spatiale Européenne (ESA) — Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse. La construction a débuté le 20 novembre 1998 avec le lancement du module russe Zarya, et l'occupation permanente a commencé le 2 novembre 2000 (Expédition 1 : Bill Shepherd USA, Yuri Gidzenko Russie, Sergei Krikalev Russie). La station mesure 109 m × 73 m, pèse 420 tonnes, orbite à 400-420 km d'altitude (orbite basse), vitesse 28 000 km/h soit 16 orbites par jour, coût total estimé 150 milliards de dollars (NASA 2014). Plus de 270 astronautes de 19 nationalités ont séjourné à bord depuis 2000, totalisant 23 ans de présence humaine continue (record absolu de présence humaine permanente en orbite).
L'ISS est désormais menacée de désorbitation. Le 5 mars 2022, suite à l'invasion russe de l'Ukraine (24 février 2022), Dmitry Rogozin alors directeur de Roscosmos annonçait qu'« il était impossible pour la Russie de continuer à coopérer dans l'ISS sans la levée des sanctions » — déclaration nuancée depuis par son successeur Yuri Borisov. La Russie a confirmé son retrait de l'ISS pour 2028, anticipant la construction de sa propre station ROSS (Russian Orbital Service Station, premier module prévu 2027). De son côté, la NASA prolonge ses contributions à l'ISS jusqu'en 2030, mais a confié à SpaceX en juin 2024 un contrat de 843 millions USD pour développer le US Deorbit Vehicle (USDV), véhicule de désorbitation contrôlée prévu fin 2030 ou début 2031, pour précipiter la station dans l'océan Pacifique Sud (zone Point Nemo, lieu le plus éloigné de toute terre habitée). La succession de l'ISS s'annonce privée et commerciale : trois projets de stations privées américaines sont en cours, Axiom Station (Axiom Space, premier module attaché à l'ISS prévu 2026 puis détaché et autonome 2028), Orbital Reef (Blue Origin + Sierra Space + Boeing, opérationnel 2030), Starlab (Voyager Space + Airbus + Northrop Grumman, lancement 2027). En face, la Chine exploite depuis 2021 sa propre station Tiangong (« Palais Céleste » en mandarin), pleinement opérationnelle depuis novembre 2022 (3 modules : Tianhe, Wentian, Mengtian), équipage permanent 3 taïkonautes, durée prévue 15 ans.
Les Accords Artémis (en anglais Artemis Accords) sont un cadre diplomatique multilatéral non contraignant proposé par les États-Unis le 13 octobre 2020 dans le sillage du programme lunaire Artémis de la NASA (annoncé décembre 2017, premier vol non habité Artémis I en novembre 2022 avec succès, vol habité orbital Artémis II programmé septembre 2025, alunissage Artémis III prévu septembre 2026). Les Accords formalisent 13 principes régissant la coopération lunaire et spatiale : (1) usage pacifique de l'espace (rejet de la militarisation), (2) transparence des activités, (3) interopérabilité des équipements et données, (4) assistance d'urgence aux astronautes en détresse, (5) enregistrement des objets spatiaux auprès de l'ONU, (6) partage scientifique des données, (7) préservation du patrimoine spatial historique (sites Apollo, Lunokhod, etc.), (8) extraction et utilisation des ressources spatiales (controversé : autorise l'exploitation commerciale, contraire à l'esprit de la Convention sur la Lune 1979), (9) « zones de sécurité » autour des activités lunaires (controversé : sorte de zones d'exclusion non prévues par le Traité de 1967), (10) protection contre la contamination harmful (forward contamination = protection de la Lune contre les bactéries terrestres ; backward contamination = protection de la Terre contre la matière lunaire), (11) collaboration sur les débris orbitaux, (12) coordination des activités, (13) règlement pacifique des différends.
Au 30 octobre 2024, 35 États ont signé les Accords Artémis, ce qui en fait le cadre lunaire le plus large jamais constitué : USA (porteur), Australie, Bahreïn, Brésil, Bulgarie, Canada, Colombie, Corée du Sud, Émirats arabes unis, Équateur, Espagne, Estonie, États-Unis, France (signature 7 juin 2022 à Washington par Bruno Le Maire en présence d'Emmanuel Macron), Grèce, Inde (juin 2023, lors de la visite d'État de Narendra Modi), Islande, Israël, Italie, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Mexique, Nigeria, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Rwanda (1ᵉʳ pays africain, décembre 2022), Singapour, Suède, Suisse, Ukraine, Uruguay. Les grands absents sont significatifs : Chine et Russie ont explicitement rejeté les Accords Artémis et signé en mars 2021 un accord rival pour l'International Lunar Research Station (ILRS) à laquelle ont depuis adhéré : Pakistan, Venezuela, Biélorussie, Afrique du Sud, Égypte, Azerbaïdjan, Nicaragua. Cette polarisation Artémis vs ILRS reflète l'émergence d'une nouvelle guerre froide spatiale, avec l'enjeu de la maîtrise du pôle sud lunaire et de ses ressources (eau gelée dans les cratères en ombre permanente, potentiel hélium-3 pour la fusion nucléaire, terres rares).
| Bloc | Cadre diplomatique | Date | États signataires (sélection) | Programme phare |
|---|---|---|---|---|
| USA et alliés | Accords Artémis | 13 octobre 2020 — 35 États fin 2024 | USA, Japon, France, UK, Inde, EAU, Israël, Rwanda, Brésil | Artémis III alunissage 2026, Lunar Gateway 2027 |
| Chine + Russie | ILRS International Lunar Research Station | 9 mars 2021 — 13 États 2024 | Chine, Russie, Pakistan, Venezuela, Biélorussie, Afrique du Sud, Égypte | Base lunaire pôle sud 2030-2035 |
| États non-alignés | Sans cadre formel | — | Iran, Arabie saoudite, Turquie, Argentine | Projets nationaux indépendants |
| Acteurs privés US | Programmes commerciaux NASA CLPS | Depuis 2018 | SpaceX, Astrobotic, Intuitive Machines, Firefly | Atterrissage lunaire commerciaux 2024-2025 |
Le déploiement de constellations massives de satellites en orbite basse (LEO, Low Earth Orbit, 300-2 000 km d'altitude) transforme la géopolitique des télécommunications mondiales. SpaceX Starlink domine ce marché avec plus de 5 800 satellites actifs en octobre 2024 sur les 12 000 autorisés par la FCC (Federal Communications Commission américaine) en première phase, et l'autorisation pour 30 000 satellites supplémentaires (déposée en 2019, partiellement accordée mai 2024). Le service Starlink est disponible commercialement depuis octobre 2020 (lancement bêta « Better Than Nothing Beta »), à un tarif de 50 USD/mois pour les particuliers, 250 USD/mois pour la version professionnelle, jusqu'à 5 000 USD/mois pour la version militaire « Starshield » fournie au Department of Defense américain depuis fin 2022. Le rôle stratégique de Starlink est apparu pleinement en Ukraine : 42 000 terminaux Starlink ont été livrés à l'Ukraine depuis l'invasion russe du 24 février 2022, permettant de maintenir les communications militaires et civiles malgré le ciblage systématique des infrastructures télécom au sol. Toutefois, cet usage a généré une controverse géopolitique majeure : en septembre 2022, Elon Musk a refusé d'activer Starlink au-dessus de Sébastopol (Crimée occupée) pour empêcher une attaque navale ukrainienne contre la flotte russe, démontrant qu'un acteur privé pouvait de facto bloquer une opération militaire d'un État allié.
En réponse à Starlink, plusieurs alternatives émergent : Amazon Kuiper (3 236 satellites prévus, premier lancement réussi octobre 2023, déploiement complet 2029, investissement 10 milliards USD), Eutelsat OneWeb (constellation européenne créée 2012 puis rachetée par Bharti Airtel et le gouvernement britannique en juillet 2020 après faillite — 648 satellites opérationnels en 2024, fusion avec Eutelsat finalisée septembre 2023), IRIS² (Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite, projet européen approuvé mars 2023, 290 satellites, budget 6 milliards d'euros financé à 60 % par l'UE et 40 % par les opérateurs privés Airbus + Thales Alenia Space + Eutelsat, opérationnel 2027), Guowang (chinois, 12 992 satellites annoncés en mai 2020 par la SatNet, déploiement 2025-2035). Le risque structurel de cette prolifération est multiple : (1) congestion orbitale et risque de collisions en chaîne (syndrome Kessler théorisé par Donald Kessler NASA 1978), (2) pollution lumineuse affectant l'astronomie (l'Observatoire européen austral ESO Chili rapporte 30 % d'images contaminées par les traces de satellites depuis 2021), (3) dépendance critique des États aux opérateurs privés majoritairement américains, (4) compétition pour les fréquences (la conférence mondiale WRC-23 de l'UIT à Dubai novembre-décembre 2023 a alloué de nouvelles bandes de fréquences satellites en bande Ka et V).
Le Traité de l'Espace (officiellement « Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes ») a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée Générale de l'ONU le 27 janvier 1967, ouvert à la signature à Londres, Moscou et Washington, et entré en vigueur le 10 octobre 1967. C'est la pierre angulaire du droit international spatial. Ses 17 articles énoncent les principes fondamentaux : (article I) liberté d'exploration et d'utilisation de l'espace pour tous les États dans l'intérêt de toute l'humanité, (article II) non-appropriation de l'espace, de la Lune et des autres corps célestes par revendication de souveraineté, occupation ou tout autre moyen — pierre angulaire qui distingue l'espace des règles maritimes (eaux territoriales 12 milles UNCLOS 1982), (article III) respect du droit international, (article IV) démilitarisation partielle : interdiction de placer des armes nucléaires en orbite (mais armes conventionnelles autorisées) et utilisation exclusivement pacifique de la Lune et corps célestes, (article V) considérer les astronautes comme « envoyés de l'humanité » avec obligation d'assistance, (article VI) responsabilité étatique des activités spatiales y compris celles de ses ressortissants privés (engageant la responsabilité française pour SpaceX si Musk était français), (article VII) responsabilité financière pour les dommages causés. Le Traité est ratifié par 114 États en 2024 dont toutes les grandes puissances spatiales, signé par 22 États supplémentaires, et constitue le seul cadre juridique universellement reconnu.
La Convention sur la Lune (« Accord régissant les activités des États sur la Lune et les autres corps célestes ») a été adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 5 décembre 1979 et est entrée en vigueur le 11 juillet 1984 après ratification par 5 États. Elle déclare la Lune et ses ressources comme « patrimoine commun de l'humanité » (article 11, alignée sur la Déclaration des principes régissant le fond des mers et des océans 1970), interdit toute revendication de propriété privée ou nationale, et appelle à un régime international futur pour l'exploitation des ressources lunaires. Cependant, aucune puissance spatiale n'a ratifié cette convention : les États-Unis et l'URSS l'ont refusée dès 1980, considérant qu'elle entravait l'exploitation commerciale future. En 2024, seuls 18 États sont parties à la Convention, dont aucune puissance spatiale majeure (Australie, Autriche, Belgique, Chili, Kazakhstan, Liban, Mexique, Maroc, Pays-Bas, Pakistan, Pérou, Philippines, Arabie saoudite, Turquie, Uruguay, Venezuela). En 2015, les États-Unis ont adopté le Commercial Space Launch Competitiveness Act (CSLCA, signé par Barack Obama le 25 novembre 2015) autorisant explicitement les entreprises américaines à exploiter commercialement les ressources spatiales — directement contraire à la Convention 1979. Le Luxembourg a fait de même avec sa loi du 20 juillet 2017, suivi par les Émirats arabes unis (2019), le Japon (Space Resources Act, juin 2021), l'Inde (Space Activities Act 2023). Cette « course aux ressources » lunaires (eau, hélium-3, terres rares) crée un risque de conflit juridique majeur dans les années 2030.
Construisez le plan détaillé d'une composition de 4 heures. Introduction : accroche sur la mission indienne Chandrayaan-3 (Inde devenue 4ᵉ puissance lunaire le 23 août 2023 par alunissage au pôle sud, prouesse car USA/URSS/Chine seuls précédents). Définition « espace extra-atmosphérique » (au-delà de la ligne Kármán 100 km), problématique « En quoi l'espace est-il devenu un nouveau théâtre de rivalités géopolitiques au XXIᵉ siècle ? », annonce du plan. I — L'espace : un patrimoine commun de l'humanité contesté (a. Traité de 1967, pierre angulaire ; b. Convention sur la Lune 1979 non ratifiée ; c. lois nationales d'exploitation des ressources). II — Privatisation et nouveaux acteurs (a. SpaceX et Starlink, États dans l'État ; b. constellations européennes et chinoises ; c. dépendance des États). III — Vers une militarisation et polarisation Artémis vs ILRS (a. US Space Force et armées spatiales ; b. Accords Artémis 35 États ; c. risque de Kessler et nouvelles tensions). Conclusion : ouverture sur Mars 2030 (Musk SpaceX Starship) et nécessité de gouvernance internationale renouvelée.
Réalisez un croquis sur fond de carte fourni (planisphère projection Robinson), avec figurés géographiques codifiés. Légende organisée en 4 parties : (1) Les bases de lancement principales (figurés ponctuels triangle rouge : Cap Canaveral USA, Baïkonour Kazakhstan, Wenchang Chine, Kourou Guyane, Sriharikota Inde, Tanegashima Japon ; triangle vert : Cape Town Afrique du Sud, Andøya Norvège — émergents) ; (2) Les agences spatiales actives (figurés zonaux rouges dégradés : USA/NASA, Chine/CNSA, ESA Europe, ISRO Inde, JAXA Japon — leaders ; oranges : Brésil, Israël, Émirats, Iran, Argentine — secondaires) ; (3) Les blocs diplomatiques (figurés zonaux bleus = Accords Artémis 35 États ; rouges = ILRS Sino-russe 13 États ; gris = non-aligné) ; (4) Les flux et infrastructures (figurés linéaires : flèches noires = lancements commerciaux 2023, points orange = stations sol Starlink majeures). Titre : « Géopolitique de l'espace au XXIᵉ siècle : entre coopération et rivalités ». Soigner la légende organisée par grandes thématiques et la nomenclature exacte.
L'espace est devenu en deux décennies l'une des nouvelles frontières géopolitiques les plus dynamiques. Les perspectives 2025-2030 reposent sur cinq évolutions structurelles : (1) retour habité sur la Lune en 2026 (Artémis III, premier équipage féminin et premier astronaute afro-américain), (2) succession de l'ISS par stations privées (Axiom 2026, Orbital Reef 2030, Starlab 2027) et station chinoise Tiangong opérationnelle, (3) opérationnalisation de Starship de SpaceX (premier vol orbital intégral juin 2024, mission Mars annoncée 2030 par Musk), (4) course aux ressources lunaires au pôle sud (eau gelée, hélium-3, terres rares) avec compétition USA/Chine sur les sites privilégiés, (5) essor du tourisme spatial (Virgin Galactic depuis 2023, Blue Origin New Shepard depuis 2021, Space Perspective ballons stratosphériques 125 000 USD/place dès 2026). La gouvernance internationale devra évoluer pour répondre à ces enjeux : projet de Traité ONU sur la gestion des débris en discussion depuis 2022, négociations à l'UIT sur les fréquences satellites 2027, possible nouvelle convention sur l'exploitation des ressources lunaires sous l'égide UNOOSA dans les années 2030. Pour le candidat HGGSP, savoir mobiliser ces enjeux articulera parfaitement les compositions sur les conquêtes spatiales (Thème 1) et les régulations internationales (Thème 3 puissance). La prochaine leçon abordera les migrations humaines et la géopolitique humanitaire, autre dimension cruciale du XXIᵉ siècle.
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