L'aromathérapie désigne l'usage thérapeutique des huiles essentielles (HE) extraites de plantes aromatiques. Le terme fut popularisé en 1928 par le chimiste français René-Maurice Gattefossé, après sa découverte fortuite des vertus cicatrisantes de la lavande sur une brûlure. Le médecin Jean Valnet en posa les bases médicales modernes dans les années 1960.
Égyptiens, Grecs, Romains et civilisations chinoise et indienne (ayurveda) utilisaient déjà des extraits aromatiques pour cosmétique, embaumement, médecine et rituels. Les premières distillations fiables sont attribuées à Avicenne (980-1037) qui perfectionna l'alambic.
| Procédé | Description | Exemples |
|---|---|---|
| Distillation à la vapeur d'eau | Vapeur traverse la plante, entraîne molécules aromatiques, condensation puis séparation HE / hydrolat | Lavande, romarin, thym |
| Expression à froid | Pression mécanique des écorces (zestes) | Citron, orange, bergamote, pamplemousse |
| Enfleurage (rare) | Absorption sur graisses froides puis lavage à l'alcool | Jasmin, tubéreuse (parfumerie) |
| Extraction CO2 supercritique | CO2 sous pression et température critiques, sans résidu solvant | Ginger, vanille, romarin |
L'hydrolat est l'eau de distillation chargée de molécules aromatiques hydrosolubles. Doux, il convient aux bébés, peaux sensibles et muqueuses (rose, bleuet, hamamélis). À conserver au réfrigérateur, durée 6-12 mois.
Le chémotype est crucial : un même romarin peut être cinéole (ORL), camphre (musculaire) ou verbénone (hépato-régénérant). Sans chémotype indiqué, on ne sait pas ce qu'on utilise.
Une HE contient 50 à 300 molécules : monoterpènes, sesquiterpènes, esters, alcools, phénols, oxydes, aldéhydes, cétones. Cette complexité explique la polyvalence d'action mais aussi les risques toxicologiques en cas de mauvaise utilisation.
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