
Né le 21 décembre 1949 à Yako (Haute-Volta), Thomas Sankara entre à l'école militaire d'Antsirabé (Madagascar) puis à l'académie de Kadiogo. Capitaine, marxiste, panafricaniste, il prend le pouvoir au Burkina Faso le 4 août 1983 à 33 ans.
Le 4 août 1984, il rebaptise la Haute-Volta Burkina Faso, qui signifie « Pays des hommes intègres » en mooré et en dioula. Le drapeau (rouge et vert avec étoile jaune) et l'hymne (Le Ditanyè) sont créés.
Lors du sommet de l'OUA à Addis-Abeba (29 juillet 1987), Sankara prononce un discours historique appelant à un front commun pour le refus de la dette : "La dette ne peut être remboursée. Si nous ne payons pas, nos bailleurs ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre, si nous payons, c'est nous qui allons mourir."
Sankara est assassiné lors d'un coup d'État mené par son frère d'armes Blaise Compaoré. Le procès s'ouvre seulement en 2021 ; Compaoré est condamné par contumace à la prison à vie en avril 2022.
"On peut tuer un homme, mais on ne peut pas tuer ses idées."
Après 34 ans d'attente, le procès de l'assassinat de Sankara s'ouvre le 11 octobre 2021 à Ouagadougou. Le 6 avril 2022, Blaise Compaoré est condamné par contumace à la prison à vie, ainsi que le général Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando. Le procès a entendu plus de 100 témoins et examiné 14 chefs d'accusation. Compaoré, exilé en Côte d'Ivoire, a été reçu officiellement à Ouagadougou en juillet 2022 par le président de transition Damiba ; ce geste a déclenché un nouveau coup d'État en septembre 2022.
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