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Chapitre 1 — Gendarmerie Nationale Cameroun

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🎯 Objectifs pédagogiques

À la fin de cette leçon, vous saurez :

  • Décrire l'organisation institutionnelle de la Gendarmerie Nationale du Cameroun et son rattachement au Secrétariat d'État à la Défense chargé de la Gendarmerie (SED)
  • Identifier les différentes voies de recrutement (Officiers, Sous-Officiers, Gendarmes) et leurs conditions d'accès respectives selon les normes officielles
  • Maîtriser les épreuves et coefficients du concours d'entrée conformément au format de l'Évaluation interne ITAG (QCM, exercices appliqués, projet pratique)
  • Distinguer les missions spécifiques de la Gendarmerie (police judiciaire, sécurité publique, maintien de l'ordre) et son organisation territoriale
  • Appliquer les connaissances pratiques nécessaires pour réussir les tests physiques et la sélection médicale militaire

📖 Introduction & contexte officiel

La Gendarmerie Nationale du Cameroun constitue une force armée à statut militaire dotée de missions civiles de sécurité publique. Créée en 1959, elle représente aujourd'hui l'une des principales institutions sécuritaires du pays, couvrant environ 90% du territoire national, principalement les zones rurales et péri-urbaines. Rattachée administrativement au Ministère de la Défense (MINDEF) via le Secrétariat d'État à la Défense chargé de la Gendarmerie (SED), elle assure trois missions fondamentales : la police administrative (maintien de l'ordre public), la police judiciaire (constatation des infractions et recherche des auteurs), et les missions militaires (participation à la défense du territoire).

Selon le Référentiel ITAG (préparation indépendante), organisme spécialisé dans la formation aux concours administratifs et militaires au Cameroun, la préparation au concours de la Gendarmerie Nationale nécessite une maîtrise approfondie de trois domaines : le cadre institutionnel et juridique de la Gendarmerie, les connaissances académiques générales (culture générale, mathématiques, langues), et la préparation physique et médicale spécifique aux exigences militaires. Cette approche pédagogique intégrée reflète la nature duale de l'institution, à la fois militaire par son statut et civile par ses missions quotidiennes.

Le présent chapitre s'inscrit dans le programme de préparation conforme aux standards pédagogiques ITAG et vise à fournir aux candidats une compréhension exhaustive de l'organisation, du recrutement et des modalités d'évaluation de la Gendarmerie Nationale. Cette leçon s'articule avec le Chapitre 2 consacré au Code de Procédure Pénale, instrument juridique essentiel pour l'exercice des attributions de police judiciaire des gendarmes. La préparation selon le Référentiel ITAG (préparation indépendante) met l'accent sur l'acquisition de compétences pratiques immédiatement mobilisables lors de l'Évaluation interne ITAG (QCM, exercices appliqués, projet pratique), permettant ainsi une transition optimale vers les épreuves officielles du concours.

📚 Concepts clés détaillés

🏛️ Structure institutionnelle et hiérarchique

📌 Définition normative : La Gendarmerie Nationale camerounaise est une force de sécurité intérieure à statut militaire, placée sous l'autorité du Ministre de la Défense et coordonnée par le Secrétaire d'État à la Défense chargé de la Gendarmerie. Elle relève de la chaîne de commandement militaire tout en exerçant des missions de police administrative et judiciaire sous l'autorité des autorités civiles compétentes (préfets, procureurs).

L'organisation hiérarchique de la Gendarmerie suit le modèle militaire classique avec trois catégories de personnel :

Grade Niveau d'entrée École de formation Durée de formation
Officiers BAC + Licence (minimum Licence) EMIA (École Militaire Interarmes) - Section Gendarmerie ou EOG 2 ans
Sous-Officiers BAC (Baccalauréat) ESOG (École des Sous-Officiers de Gendarmerie) - Mutsig, Adamaoua 18 mois
Gendarmes BEPC (Brevet d'Études du Premier Cycle) CIG (Centres d'Instruction de la Gendarmerie) - Mutsig et Yaoundé 12 mois

Au sommet de la hiérarchie se trouve le Général commandant la Gendarmerie Nationale, assisté par un État-Major qui coordonne les différentes régions de gendarmerie (généralement calquées sur les régions administratives du pays). Chaque région comprend plusieurs groupements, eux-mêmes subdivisés en compagnies, puis en brigades territoriales implantées au niveau des arrondissements.

🎖️ Missions et attributions

La triple mission de la Gendarmerie Nationale constitue la spécificité de cette institution :

  1. Police administrative : Maintien de l'ordre public, prévention de la délinquance, contrôle routier, surveillance du territoire dans les zones de compétence. Les gendarmes agissent sous l'autorité des préfets et sous-préfets pour cette mission.
  2. Police judiciaire : Constatation des infractions pénales, rassemblement des preuves, recherche et interpellation des auteurs. Les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et Agents de Police Judiciaire (APJ) agissent sous la direction du Procureur de la République. Cette mission est régie par le Code de Procédure Pénale camerounais.
  3. Missions militaires : Participation à la défense opérationnelle du territoire, notamment dans les zones frontalières et lors de crises sécuritaires. Soutien aux opérations des forces armées régulières en cas de nécessité.
✅ Point essentiel : La compétence territoriale de la Gendarmerie s'étend principalement aux zones rurales et aux agglomérations de moins de 20 000 habitants, tandis que la Police Nationale couvre les zones urbaines. Cette répartition garantit une couverture sécuritaire complète du territoire national.

🎓 Voies de recrutement et conditions d'accès

Le recrutement dans la Gendarmerie Nationale s'effectue par concours direct, selon trois filières distinctes correspondant aux trois corps :

Élèves Officiers de Gendarmerie (EOG)

  • Conditions académiques : Être titulaire d'une Licence (BAC+3 minimum) dans toute discipline
  • Âge : Entre 21 et 26 ans au 1er janvier de l'année du concours
  • Nationalité : Camerounaise de naissance
  • Aptitude physique : Taille minimale 1,65m (hommes), 1,60m (femmes) ; bonne santé attestée par visite médicale militaire
  • Moralité : Casier judiciaire vierge (bulletin n°3)

Élèves Sous-Officiers de Gendarmerie (ESOG)

  • Conditions académiques : Baccalauréat (toutes séries confondues)
  • Âge : Entre 18 et 24 ans
  • Autres conditions : Identiques aux officiers (nationalité, taille, moralité)

Élèves Gendarmes

  • Conditions académiques : BEPC ou équivalent
  • Âge : Entre 18 et 22 ans
  • Autres conditions : Identiques aux catégories précédentes
⚠️ Attention : Les limites d'âge sont strictement appliquées et calculées au 1er janvier de l'année du concours. Aucune dérogation n'est accordée. De même, la taille minimale constitue un critère éliminatoire lors de la visite médicale.

📝 Composition des épreuves du concours

Le concours d'entrée à la Gendarmerie Nationale comporte quatre phases successives, toutes éliminatoires :

Épreuve Coefficient Durée Nature
Culture générale 4 3 heures Composition écrite (dissertation ou questions)
Mathématiques 3 3 heures Exercices et problèmes (niveau programme secondaire)
Français 2 2 heures Grammaire, orthographe, expression écrite
Anglais 2 2 heures Compréhension, grammaire, expression

Les candidats admissibles aux épreuves écrites passent ensuite les tests physiques comprenant :

  • Course de fond : 8 km à parcourir en moins de 40 minutes (hommes), 5 km en moins de 30 minutes (femmes)
  • Natation : 100 mètres en style libre sans arrêt
  • Grimper de corde : Ascension d'une corde lisse de 6 mètres sans aide des jambes
  • Parcours du combattant : Franchissement d'obstacles variés en temps limité
  • Tractions : Minimum 8 tractions complètes (hommes), 5 suspensions (femmes)

La phase finale consiste en une visite médicale militaire stricte et un entretien de motivation devant un jury d'officiers supérieurs de gendarmerie.

🏫 Établissements de formation

École des Officiers de Gendarmerie (EOG) : Située à Yaoundé, elle accueille les élèves officiers pour une formation de deux ans combinant enseignement académique, militaire et professionnel. L'EOG partage souvent ses infrastructures avec l'EMIA (École Militaire Interarmes) pour la formation initiale militaire commune.

École des Sous-Officiers de Gendarmerie (ESOG) : Implantée à Mutsig dans la région de l'Adamaoua, elle forme les futurs sous-officiers pendant 18 mois. La formation comprend des modules de droit pénal, procédure pénale, techniques d'investigation, maniement des armes, et sport.

Centres d'Instruction de la Gendarmerie (CIG) : Situés à Mutsig et Yaoundé, ils assurent la formation des élèves gendarmes sur 12 mois, avec un accent sur l'instruction militaire de base et les techniques élémentaires de police.

🌍 Déploiement territorial et organisation

L'organisation territoriale de la Gendarmerie repose sur un maillage pyramidal :

  1. Niveau national : Commandement général (Yaoundé) et État-Major
  2. Niveau régional : Légions de gendarmerie (une par région administrative, soit 10 légions)
  3. Niveau départemental : Groupements de gendarmerie départementale
  4. Niveau local : Compagnies de gendarmerie (niveau division/département)
  5. Niveau de base : Brigades territoriales (arrondissements et cantons)

Chaque brigade territoriale constitue l'unité opérationnelle de base, généralement commandée par un sous-officier (adjudant ou maréchal des logis-chef) et comptant entre 8 et 15 gendarmes. Ces brigades assurent la présence permanente de la Gendarmerie au plus près des populations rurales, avec des compétences généralistes couvrant l'ensemble des missions.

💡 Exemples pratiques résolus

Cas pratique n°1 : Choix de la filière de recrutement

Situation : Jean-Paul, 23 ans, titulaire d'une Licence en Droit obtenue en juillet 2023, souhaite intégrer la Gendarmerie Nationale. Il mesure 1,67m et possède un casier judiciaire vierge. Marie, 25 ans, titulaire du Baccalauréat série C, mesurant 1,58m, souhaite également candidater. Le concours se déroulera en mars 2024.

Question : Déterminez pour chaque candidat la filière de recrutement appropriée et l'éligibilité.

Résolution pas-à-pas :

Analyse de Jean-Paul :

  • ✅ Diplôme : Licence en Droit → répond à la condition pour le concours d'Officier
  • ✅ Âge : 23 ans au moment du concours → dans la tranche 21-26 ans pour les officiers
  • ✅ Taille : 1,67m → supérieure au minimum de 1,65m pour les hommes
  • ✅ Casier judiciaire : vierge → condition de moralité remplie
  • Conclusion : Jean-Paul peut candidater au concours d'Élève Officier de Gendarmerie (EOG)

Analyse de Marie :

  • ✅ Diplôme : Baccalauréat → répond à la condition pour le concours de Sous-Officier
  • ✅ Âge : 25 ans → dans la tranche 18-24 ans pour les sous-officiers ? NON, limite dépassée d'un an
  • ❌ Âge : Elle aurait 26 ans au 1er janvier 2024, dépassant la limite de 24 ans
  • ⚠️ Taille : 1,58m → inférieure au minimum de 1,60m pour les femmes
  • Conclusion : Marie n'est pas éligible pour le concours de Sous-Officier (critère d'âge éliminatoire). Même si elle l'était, sa taille constituerait un obstacle lors de la visite médicale.

Enseignement : Les conditions d'âge sont calculées strictement au 1er janvier de l'année du concours. Il est crucial de vérifier tous les critères (âge, taille, diplôme) avant de constituer son dossier de candidature.

Cas pratique n°2 : Calcul de la note d'admissibilité

Situation : Un candidat au concours d'Élève Sous-Officier obtient les notes suivantes aux épreuves écrites :

  • Culture générale : 12/20
  • Mathématiques : 10/20
  • Français : 14/20
  • Anglais : 11/20

Question : Calculez sa moyenne générale pondérée et déterminez s'il est admissible sachant que le seuil d'admissibilité est fixé à 10/20.

Résolution :

Étape 1 : Application des coefficients

  • Culture générale : 12 × 4 = 48 points
  • Mathématiques : 10 × 3 = 30 points
  • Français : 14 × 2 = 28 points
  • Anglais : 11 × 2 = 22 points

Étape 2 : Calcul du total

Total des points = 48 + 30 + 28 + 22 = 128 points

Étape 3 : Calcul de la somme des coefficients

Somme des coefficients = 4 + 3 + 2 + 2 = 11

Étape 4 : Calcul de la moyenne pondérée

Moyenne = 128 ÷ 11 = 11,64/20

Conclusion : Le candidat obtient une moyenne de 11,64/20, supérieure au seuil d'admissibilité de 10/20. Il est donc admissible aux épreuves physiques.

Enseignement : Le coefficient 4 de la culture générale a un impact majeur sur le résultat final. Une excellente note en culture générale peut compenser des résultats moyens dans d'autres matières. Il est stratégiquement important de privilégier la préparation des matières à fort coefficient.

Cas pratique n°3 : Organisation territoriale

Situation : Un vol de bétail est signalé dans le village de Tcholliré, arrondissement de Tcholliré, département du Mayo-Rey, région du Nord. Une agression physique a lieu simultanément dans le quartier Mokolo à Yaoundé.

Question : Quelle institution (Gendarmerie ou Police) est compétente dans chaque cas ? Quelle unité interviendra ?

Résolution :

Cas 1 : Vol de bétail à Tcholliré

  • Zone : Village rural de l'arrondissement de Tcholliré
  • Compétence territoriale : Gendarmerie Nationale (zone rurale)
  • Unité d'intervention : Brigade territoriale de Tcholliré
  • Hiérarchie : Brigade → Compagnie de Gendarmerie du Mayo-Rey → Groupement départemental → Légion de gendarmerie de la région du Nord → Commandement général
  • Mission : Police judiciaire (constatation de l'infraction, enquête, recherche des auteurs sous direction du Procureur)

Cas 2 : Agression à Yaoundé-Mokolo

  • Zone : Quartier urbain de Yaoundé (capitale, plus de 3 millions d'habitants)
  • Compétence territoriale : Police Nationale (zone urbaine)
  • Unité d'intervention : Commissariat de police du ressort territorial
  • Note : Si l'agression avait eu lieu dans une zone périurbaine non couverte par la police (par exemple certains quartiers éloignés), la brigade de gendarmerie la plus proche aurait compétence subsidiaire

Conclusion : La répartition territoriale entre Gendarmerie (zones rurales et péri-urbaines) et Police (zones urbaines) détermine la compétence d'intervention. La Gendarmerie couvre 90% du territoire mais seulement 30% de la population, concentrée en zones urbaines.

Enseignement : Cette répartition territoriale constitue un principe fondamental du système sécuritaire camerounais. Les candidats doivent maîtriser cette distinction car elle sous-tend les missions et le déploiement de la Gendarmerie.

⚠️ Pièges fréquents & astuces

Erreurs fréquentes identifiées dans les préparations aux concours

  • ❌ Erreur n°1 : Confusion entre limite d'âge à la date de candidature et au 1er janvier
    Correction : L'âge limite est toujours calculé au 1er janvier de l'année du concours, et non à la date de dépôt du dossier ou du passage des épreuves. Un candidat né le 15 février 1999 aura 25 ans au 1er janvier 2024, même si le concours a lieu en avril.
  • ❌ Erreur n°2 : Croire que le Baccalauréat suffit pour tous les niveaux
    Correction : Chaque corps a des exigences distinctes : BEPC pour gendarme, BAC pour sous-officier, Licence pour officier. Il est impossible de candidater directement comme officier avec seulement le Baccalauréat.
  • ❌ Erreur n°3 : Négliger la préparation physique jusqu'après l'admissibilité
    Correction : Les tests physiques sont éliminatoires. Une excellente moyenne aux écrits ne sert à rien si le candidat échoue à la course de 8 km. La préparation physique doit commencer au moins 4 mois avant le concours avec un entraînement régulier et progressif.
  • ❌ Erreur n°4 : Confondre Gendarmerie et Police lors des questions institutionnelles
    Correction : La Gendarmerie relève du Ministère de la Défense (MINDEF) et a un statut militaire ; la Police dépend du Ministère de l'Administration Territoriale (MINAT) et a un statut civil. Cette distinction fondamentale revient régulièrement dans les QCM de culture générale.
  • ❌ Erreur n°5 : Sous-estimer le coefficient de la culture générale (coef. 4)
    Correction : Avec le coefficient le plus élevé, la culture générale représente 36% de la note finale (4/11). Une différence de 5 points en culture générale équivaut à plus de 8 points en anglais. Il faut y consacrer proportionnellement plus de temps de préparation.
  • ❌ Erreur n°6 : Ignorer la visite médicale comme étape éliminatoire
    Correction : Les critères médicaux militaires sont stricts : problèmes de vue non corrigibles, maladies chroniques, troubles cardiaques, varices importantes, pieds plats sévères peuvent être éliminatoires. Consulter un médecin militaire en amont permet d'anticiper d'éventuels problèmes.
  • ❌ Erreur n°7 : Penser que la Gendarmerie n'intervient qu'en zone rurale
    Correction : Si la compétence territoriale prioritaire concerne les zones rurales, la Gendarmerie assure également la sécurité routière sur l'ensemble du réseau national (y compris autoroutes urbaines), la police de l'air et des frontières, et des missions spécialisées (brigade des stupéfiants, section de recherches) sur tout le territoire.
  • ❌ Erreur n°8 : Croire que seul le français compte pour les candidats francophones
    Correction : Le Cameroun étant bilingue, la maîtrise de l'anglais est obligatoire pour tous les candidats, francophones comme anglophones. L'épreuve d'anglais a le même coefficient (2) que le français et de nombreux candidats y perdent des points précieux.

🎯 Astuces stratégiques

PRÉPARATION CONCOURS

CONCOURS GENDARMERIE NATIONALE — CAMEROUN

Délégation Générale à la Sûreté Nationale · Yaoundé

📋 Fiche Mémo — 10 Points Clés

  1. Corps militaire sous double tutelle : la Gendarmerie Nationale camerounaise est un corps militaire relevant à la fois du Ministère de la Défense (MINDEF) pour son commandement opérationnel et de la Présidence de la République pour certaines attributions stratégiques.
  2. Création en 1960 : héritière de la Gendarmerie française coloniale, la Gendarmerie Nationale du Cameroun a été officiellement créée à l'indépendance en 1960 et restructurée progressivement après la réunification de 1961.
  3. Secrétaire d'État à la Gendarmerie (SEMILGN) : un Secrétaire d'État auprès du Ministère de la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale supervise l'administration, la formation, la discipline et les équipements du corps.
  4. 4 Régions de Gendarmerie Nationale (RGN) : le territoire national est découpé en 4 régions : RGN Centre (Yaoundé), RGN Littoral (Douala), RGN Nord (Garoua) et RGN Sud-Ouest (Buéa), couvrant l'ensemble des 10 régions administratives.
  5. Effectifs ~20 000 gendarmes : la Gendarmerie Nationale compte environ 20 000 éléments en activité, incluant officiers, sous-officiers (gendarmes) et personnels civils de soutien répartis sur tout le territoire.
  6. Hiérarchie des grades : de Gendarme (grade de base) à Général de Corps d'Armée, la chaîne hiérarchique comprend : Gendarme, Brigadier, Brigadier-Chef, Maréchal des Logis, MDL-Chef, Adjudant, Adjudant-Chef, Major, Aspirant, Sous-Lieutenant, Lieutenant, Capitaine, Commandant, Lieutenant-Colonel, Colonel, Général de Brigade, Général de Division, Général de Corps d'Armée.
  7. Écoles de formation : l'École Nationale de Gendarmerie Supérieure (ENAGSUP) à Yaoundé forme les officiers ; les Écoles Régionales de Gendarmerie (ERG) de Yaoundé et Koutaba forment les sous-officiers et gendarmes.
  8. Missions fondamentales : sécurité intérieure et prévention des infractions, maintien de l'ordre public, police judiciaire (enquêtes, arrestations), renseignement militaire et national, défense du territoire et missions extérieures.
  9. Compétence territoriale hors zones urbaines : la Gendarmerie exerce sa compétence de droit commun en dehors des grandes agglomérations (communes à régime urbain), tandis que la Police Nationale (DGSN) est compétente dans les villes. Les deux corps peuvent exercer concurremment en zone péri-urbaine.
  10. Distinction Police/Gendarmerie : la Gendarmerie est un corps militaire (statut militaire) dépendant du MINDEF, alors que la Police Nationale est un corps civil (fonctionnaires) relevant du Ministère de l'Administration Territoriale (MINAT) via la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN).

🎯 Méthodologie Concours Gendarmerie

✅ 5 Conseils Essentiels
  • Maîtriser la distinction Police/Gendarmerie : statut militaire vs civil, tutelle MINDEF vs MINAT/DGSN.
  • Mémoriser les 4 Régions de Gendarmerie Nationale et leurs chefs-lieux (Yaoundé, Douala, Garoua, Buéa).
  • Connaître les trois écoles de formation (ENAGSUP, ERG Yaoundé, ERG Koutaba) et leurs niveaux de recrutement.
  • Retenir la hiérarchie des grades dans l'ordre croissant, en insistant sur les jalons clés (Adjudant-Chef, Major, Officiers).
  • Associer chaque mission à sa base légale : ordre public (art. 17 décret 2001), PJ (CPP 2005), défense (Constitution 1996).
⚠️ Pièges à Éviter
  • Confondre DGSN (Police Nationale) avec la Gendarmerie : ce sont deux corps distincts avec des tutelles différentes.
  • Croire que la Gendarmerie relève exclusivement de la Présidence : elle est sous MINDEF pour le commandement opérationnel.
  • Oublier la compétence concurrente Police/Gendarmerie en zone péri-urbaine : les deux corps peuvent intervenir.
  • Mélanger les grades militaires gendarmerie avec ceux de l'Armée de Terre : des différences existent au niveau des appellations.
  • Négliger le rôle de la SEMILGN : le Secrétaire d'État est une figure clé de la chaîne administrative de la Gendarmerie.

📝 3 Sujets Corrigés Type Gendarmerie

SUJET 1
Gendarmerie Nationale et Police Nationale : complémentarité ou rivalité institutionnelle au Cameroun ?
I. Des corps distincts aux missions complémentaires
   A. Statuts différents : corps militaire vs corps civil
   B. Répartition territoriale complémentaire : rural/urbain
II. Les zones de friction et mécanismes de coordination
   A. Compétence concurrente et conflits de juridiction
   B. La coordination opérationnelle : EMIASC et accords de service
SUJET 2
Organisation de la Gendarmerie Nationale camerounaise : de l'échelon central aux brigades territoriales
I. L'échelon central : SEMILGN et commandement
   A. Le Secrétariat d'État : rôle administratif et tutelle
   B. Les Inspections et directions centrales
II. L'organisation territoriale déconcentrée
   A. Les 4 Régions de Gendarmerie Nationale
   B. De la Légion à la Brigade : la chaîne de commandement de proximité
SUJET 3
La Gendarmerie Nationale face aux défis sécuritaires contemporains du Cameroun
I. Les menaces traditionnelles et leur réponse institutionnelle
   A. Banditisme, grand banditisme et criminalité rurale
   B. L'adaptation des structures gendarmerie aux nouvelles menaces
II. Les crises asymétriques et la réponse sécuritaire
   A. Le terrorisme Boko Haram : engagement de la Gendarmerie
   B. La crise anglophone : maintien de l'ordre et enjeux de droits humains

🧠 Quiz Auto-Évaluation — 10 QCM

1. Sous quelle tutelle principale est placée la Gendarmerie Nationale camerounaise ?
A) Ministère de l'Intérieur   B) Ministère de la Défense (MINDEF)   C) Présidence de la République   D) Ministère de la Justice
✅ Réponse : B) Ministère de la Défense (MINDEF) — La Gendarmerie est un corps militaire dont le commandement opérationnel relève du MINDEF, contrairement à la Police qui dépend du MINAT via la DGSN.
2. En quelle année la Gendarmerie Nationale camerounaise a-t-elle été officiellement créée ?
A) 1955   B) 1958   C) 1960   D) 1972
✅ Réponse : C) 1960 — La Gendarmerie Nationale a été créée en 1960 à l'indépendance du Cameroun, héritière des structures de gendarmerie coloniale française.
3. Combien de Régions de Gendarmerie Nationale (RGN) existent au Cameroun ?
A) 3   B) 4   C) 6   D) 10
✅ Réponse : B) 4 — Les 4 RGN sont : Centre (Yaoundé), Littoral (Douala), Nord (Garoua) et Sud-Ouest (Buéa), couvrant les 10 régions administratives.
4. Quelle est l'école qui forme les officiers de la Gendarmerie Nationale au Cameroun ?
A) ERG Koutaba   B) ENAGSUP Yaoundé   C) ENAM Yaoundé   D) EMIA Yaoundé
✅ Réponse : B) ENAGSUP Yaoundé — L'École Nationale de Gendarmerie Supérieure (ENAGSUP) forme les officiers, tandis que les ERG de Yaoundé et Koutaba forment les sous-officiers.
5. Quel sigle désigne le Secrétaire d'État auprès du MINDEF chargé de la Gendarmerie Nationale ?
A) DGPN   B) DGSN   C) SEMILGN   D) CEMGN
✅ Réponse : C) SEMILGN — Le Secrétaire d'État auprès du Ministère Chargé de la Gendarmerie Nationale (SEMILGN) est l'autorité administrative centrale de la Gendarmerie.
6. Dans quelle zone géographique la Gendarmerie Nationale exerce-t-elle sa compétence de droit commun ?
A) Uniquement dans les grandes villes   B) En dehors des zones urbaines (milieu rural et routier)   C) Dans tout le territoire sans restriction   D) Uniquement dans les zones frontalières
✅ Réponse : B) En dehors des zones urbaines — La Gendarmerie est compétente en milieu rural, sur les voies de communication et dans les zones péri-urbaines, la Police étant compétente dans les communes à régime urbain.
7. Quel est le grade de base dans la hiérarchie de la Gendarmerie Nationale camerounaise ?
A) Brigadier   B) Aspirant   C) Gendarme   D) Maréchal des Logis
✅ Réponse : C) Gendarme — Le Gendarme est le grade de base dans la hiérarchie des sous-officiers de la Gendarmerie Nationale.
8. Quelle est l'effectif approximatif de la Gendarmerie Nationale camerounaise ?
A) 5 000 éléments   B) 10 000 éléments   C) 20 000 éléments   D) 50 000 éléments
✅ Réponse : C) 20 000 éléments — La Gendarmerie Nationale compte environ 20 000 éléments en activité, incluant officiers, sous-officiers et personnels civils de soutien.
9. Quel corps est responsable de la police nationale urbaine au Cameroun ?
A) La Gendarmerie Nationale   B) Les Forces de Maintien de l'Ordre   C) La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN)   D) Le Bataillon d'Intervention Rapide (BIR)
✅ Réponse : C) La DGSN — La Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) est l'autorité de tutelle de la Police Nationale, distincte de la Gendarmerie, avec compétence en zone urbaine.
10. Parmi les missions de la Gendarmerie Nationale, laquelle relève de la Police Judiciaire ?
A) Maintien de l'ordre lors des manifestations   B) Enquête sur les infractions et arrestation des suspects   C) Surveillance des frontières terrestres   D) Participation aux opérations de maintien de la paix
✅ Réponse : B) Enquête sur les infractions et arrestation des suspects — La mission de Police Judiciaire consiste à constater les infractions, rassembler les preuves et remettre les auteurs à la justice, conformément au CPP 2005.
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