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Leçon 02 — Mathématiques série D : analyse, suites, probabilités

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Leçon 02 — Mathématiques BAC D (coef. 4)

Analyse, suites numériques, probabilités, géométrie : le socle du BAC D.

Objectifs pédagogiques

  • Maîtriser l'étude de fonctions (limites, dérivées, variations, primitives)
  • Connaître les suites numériques (arithmétiques, géométriques, récurrentes)
  • Calculer des probabilités conditionnelles et utiliser les lois usuelles
  • Résoudre des équations différentielles du premier ordre
  • Appliquer les nombres complexes en géométrie

1. L'épreuve de Mathématiques BAC D

Durée : 4 heures, coefficient 4. L'épreuve comporte généralement 3 à 4 exercices indépendants : 1 exercice d'analyse (étude de fonction), 1 exercice de suites ou de probabilités, 1 exercice de géométrie ou de nombres complexes, parfois 1 problème de synthèse.

Selon le programme officiel MESTFP Bénin pour le BAC D, les mathématiques visent à « consolider la rigueur logique, le raisonnement abstrait et la modélisation de phénomènes naturels par des outils mathématiques adaptés aux sciences de la vie. »

2. Analyse : étude de fonctions

2.1 Démarche complète d'étude

  1. Domaine de définition Df : valeurs où f(x) est définie
  2. Limites aux bornes de Df (asymptotes éventuelles)
  3. Dérivée f'(x) et étude de signe
  4. Tableau de variations
  5. Tracé de la courbe Cf avec asymptotes et points particuliers

2.2 Limites usuelles à connaître

FonctionLimiteCas
ln(x)/x0x → +∞
x·ln(x)0x → 0⁺
eˣ/x+∞x → +∞
(eˣ-1)/x1x → 0

Cas pratique : étude de f(x) = x·eˣ

1. Df = ℝ (définie partout).
2. lim(x→-∞) f = 0 (croissance comparée), lim(x→+∞) f = +∞.
3. f'(x) = eˣ + x·eˣ = (1+x)·eˣ. Signe = signe de (1+x).
4. f'(x) < 0 sur ]-∞, -1[, f'(x) > 0 sur ]-1, +∞[. f admet un minimum en x = -1 : f(-1) = -1/e ≈ -0,368.
5. Asymptote horizontale y=0 en -∞.

3. Suites numériques

3.1 Suite arithmétique

Définition : u(n+1) = u(n) + r, où r = raison.
Terme général : u(n) = u(0) + n·r.
Somme : S(n) = (n+1) · (u(0) + u(n)) / 2.

3.2 Suite géométrique

Définition : u(n+1) = q · u(n), où q = raison.
Terme général : u(n) = u(0) · qⁿ.
Somme : S(n) = u(0) · (1 - q^(n+1)) / (1 - q) si q ≠ 1.

3.3 Convergence d'une suite

  • Si |q| < 1 : suite géométrique converge vers 0
  • Si |q| > 1 : suite diverge vers ±∞
  • Pour suites récurrentes u(n+1) = f(u(n)) : étudier point fixe f(L) = L

4. Probabilités

4.1 Probabilités conditionnelles

Formule de Bayes : P(A|B) = P(A∩B) / P(B), si P(B) ≠ 0.

Indépendance : A et B indépendants ⇔ P(A∩B) = P(A) · P(B).

Cas pratique : test médical (très typique D)

Une maladie touche 1% de la population. Un test est positif chez 95% des malades (sensibilité) et chez 5% des non-malades (faux positifs). Si un patient est positif, quelle est la probabilité qu'il soit réellement malade ?

Bayes : P(M|+) = P(+|M)·P(M) / P(+) = (0,95 × 0,01) / (0,95×0,01 + 0,05×0,99) = 0,0095 / 0,059 ≈ 0,161 ou 16,1%.
Résultat contre-intuitif : malgré la sensibilité de 95%, un test positif ne donne que 16% de chances d'être réellement malade — illustre le danger des faux positifs en santé publique.

4.2 Variable aléatoire et loi binomiale

X suit B(n, p) si X = nombre de succès en n essais indépendants de Bernoulli de probabilité p.
P(X = k) = C(n,k) · p^k · (1-p)^(n-k).
Espérance : E(X) = n·p. Variance : V(X) = n·p·(1-p).

5. Nombres complexes

5.1 Forme algébrique et trigonométrique

z = a + ib (a, b ∈ ℝ, i² = -1).
Module : |z| = √(a² + b²). Argument : arg(z) = θ tel que cos(θ) = a/|z|, sin(θ) = b/|z|.
Forme trigonométrique : z = |z|·(cos θ + i·sin θ) = |z|·e^(iθ) (forme exponentielle).

5.2 Application géométrique

z représente le point M(a, b) dans le plan complexe. Les transformations géométriques s'expriment simplement : translation (z' = z + ω), rotation d'angle θ (z' = e^(iθ) · z), homothétie (z' = k · z).

Piège fréquent : Confondre suite arithmétique (différence constante r) et suite géométrique (rapport constant q). Méthode : calculer u(n+1) - u(n) (constante ⇒ arithmétique) ou u(n+1)/u(n) (constante ⇒ géométrique).
Conseil de l'examinateur DEC : Sur l'épreuve de Maths D, 60-70% des points sont sur l'étude de fonction et les probabilités. Maîtriser parfaitement ces deux chapitres garantit la moyenne. Le reste (suites, complexes) apporte les points décisifs au-delà de 12/20.

Synthèse — Points-clés à retenir

  • Étude de fonction = exercice central : Df, limites, dérivée, variations, courbe
  • Limites usuelles (croissance comparée) à mémoriser absolument
  • Suite arithmétique : u(n) = u(0) + n·r ; géométrique : u(n) = u(0)·qⁿ
  • Bayes : P(A|B) = P(A∩B)/P(B)
  • Loi binomiale B(n,p) : E(X) = np, V(X) = np(1-p)
  • Nombres complexes : forme algébrique a+ib et exponentielle |z|·e^(iθ)

Pour aller plus loin


6. Étude de fonction complète résolue — exercice type BAC D

6.1 Énoncé

Soit la fonction f définie sur ℝ par f(x) = (x² − 2x) · e^x. Étudier complètement la fonction et tracer sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

6.2 Domaine de définition

La fonction polynomiale (x² − 2x) et la fonction exponentielle eˣ sont définies sur ℝ. Donc D_f = ℝ.

6.3 Limites aux bornes

En +∞ : x² − 2x → +∞ et eˣ → +∞, donc f(x) → +∞.

En −∞ : on a une forme indéterminée « ∞ × 0 ». Par croissance comparée : x² · eˣ → 0 et 2x · eˣ → 0, donc limx→−∞ f(x) = 0. La droite y = 0 (axe des abscisses) est asymptote horizontale en −∞.

6.4 Dérivée et signe

On dérive comme un produit u·v avec u = x² − 2x et v = eˣ :

f'(x) = (2x − 2)·eˣ + (x² − 2x)·eˣ = eˣ · (x² − 2x + 2x − 2) = eˣ · (x² − 2).

Comme eˣ > 0 sur ℝ, le signe de f'(x) est celui de x² − 2 :

  • x² − 2 = 0 ⇔ x = ±√2 ≈ ±1,414
  • x² − 2 > 0 ⇔ x ∈ ]−∞ ; −√2[ ∪ ]√2 ; +∞[
  • x² − 2 < 0 ⇔ x ∈ ]−√2 ; √2[

6.5 Tableau de variations

x−∞−√2√2+∞
f'(x)+0 −0 +
f(x)0 ↗f(−√2) ↘f(√2) ↗+∞

Calculs des extrema :

  • f(−√2) = (2 + 2√2) · e^(−√2) ≈ 4,828 × 0,243 ≈ 1,174 (maximum local)
  • f(√2) = (2 − 2√2) · e^(√2) ≈ −0,828 × 4,113 ≈ −3,405 (minimum local)

6.6 Tableau de valeurs

x−3−1,4011,423
f(x)0,751,170−2,72−3,41060,3

6.7 Conclusion graphique

La courbe coupe l'axe des abscisses en x = 0 et x = 2 (racines de x² − 2x). Elle présente un maximum local en x = −√2 puis un minimum local en x = √2, avant de croître exponentiellement vers +∞.

Selon le programme officiel MESTFP — Terminale D, l'étude de fonction est l'exercice central de l'épreuve de mathématiques : il compte pour 25 à 35 % du barème total.
Source : www.gouv.bj/ministere/MESTFP/

7. Équations différentielles du premier ordre

7.1 Équation y' = a·y (croissance / décroissance exponentielle)

Solution générale : y(x) = K · e^(a·x), où K est déterminée par les conditions initiales.

Applications biologiques (typiques série D) :

  • Croissance bactérienne : N(t) = N₀ · e^(k·t) où k > 0 (multiplication)
  • Désintégration radioactive : N(t) = N₀ · e^(−λ·t) où λ > 0 (constante radioactive)
  • Élimination d'un médicament : C(t) = C₀ · e^(−k·t), demi-vie t₁/₂ = ln(2)/k

7.2 Équation y' = a·y + b

Solution générale : y(x) = K · e^(a·x) − b/a.

7.3 Cas pratique — Refroidissement d'un liquide

Loi de Newton — refroidissement

Un café à 80°C est posé dans une pièce à 22°C. Sa température T(t) vérifie : T'(t) = −0,05 · (T(t) − 22).

Posons U(t) = T(t) − 22. Alors U'(t) = −0,05 · U(t), donc U(t) = K · e^(−0,05·t).
Condition initiale : U(0) = 80 − 22 = 58, donc K = 58.
D'où T(t) = 22 + 58 · e^(−0,05·t).
Au bout de 10 minutes : T(10) = 22 + 58 · e^(−0,5) ≈ 22 + 35,2 ≈ 57,2 °C.
Temps pour atteindre 30°C : 30 = 22 + 58·e^(−0,05t) ⇒ e^(−0,05t) = 8/58 ⇒ t = ln(58/8)/0,05 ≈ 39,6 min.

8. Probabilités — loi normale et loi exponentielle

8.1 Loi normale N(μ, σ)

Densité : f(x) = (1/(σ·√(2π))) · e^(−(x−μ)²/(2σ²)).
Espérance = μ ; écart-type = σ.

Tables de la loi normale centrée réduite N(0,1) à connaître :

P(Z ≤ z)zInterprétation
0,50000Moitié de la population
0,84131μ + 1σ
0,97722μ + 2σ — 97,7 %
0,99873μ + 3σ — règle des 3-sigma
0,95001,645seuil 95 % unilatéral
0,97501,96seuil 95 % bilatéral (intervalles de confiance)

8.2 Loi exponentielle (durée de vie sans mémoire)

X suit Exp(λ) si P(X > x) = e^(−λx) pour x ≥ 0.
E(X) = 1/λ ; V(X) = 1/λ².
Applications : durée de vie d'un composant, intervalle entre deux événements rares (séismes, désintégrations).

Cas pratique — durée d'attente CNHU

À l'accueil du CNHU de Cotonou, le temps d'attente entre deux patients suit Exp(λ = 0,1 /min). Probabilité d'attendre plus de 15 min ?
P(X > 15) = e^(−0,1 × 15) = e^(−1,5) ≈ 0,223 ou 22,3 %.
Temps moyen d'attente : E(X) = 1/0,1 = 10 min.

9. Géométrie — vecteurs, barycentres, produit scalaire (espace)

9.1 Produit scalaire dans l'espace

Soient u(x;y;z) et v(x';y';z') deux vecteurs. Alors :

u·v = xx' + yy' + zz' et u·v = ‖u‖ · ‖v‖ · cos(θ), θ étant l'angle entre les deux vecteurs.

Critère d'orthogonalité : u ⊥ v ⇔ u·v = 0.

9.2 Barycentre

Le barycentre G de n points pondérés (Aᵢ, αᵢ) — avec Σαᵢ ≠ 0 — vérifie :
OG = (1/Σαᵢ) · Σ αᵢ · OAᵢ.

Application au triangle : barycentre des sommets affectés des coefficients 1 = centre de gravité du triangle.

10. Exercice de synthèse type BAC D

Sujet entier (annale DEC 2023, exercice 1)

On considère la fonction g définie sur ℝ par g(x) = ln(1 + e^x).

1. Montrer que g est strictement croissante sur ℝ.
2. Calculer la limite de g en +∞ et en −∞.
3. Montrer que g(x) ~ x quand x → +∞ et que g(x) ~ e^x quand x → −∞.
4. Tracer la courbe de g et ses deux asymptotes obliques.

Corrigé synthétique :

1) g'(x) = e^x / (1 + e^x). Comme e^x > 0 et 1 + e^x > 0, alors g'(x) > 0 sur ℝ. g est strictement croissante. ✔

2) En +∞ : 1 + e^x ~ e^x donc g(x) ~ ln(e^x) = x → +∞. En −∞ : e^x → 0, donc 1 + e^x → 1, donc g(x) → ln(1) = 0. ✔

3) En +∞, g(x) − x = ln(1 + e^x) − x = ln((1 + e^x)/e^x) = ln(e^(−x) + 1) → ln(1) = 0. Donc y = x est asymptote oblique. En −∞, g(x) − e^x : par DL₁, ln(1 + u) ≈ u quand u → 0, donc g(x) ≈ e^x. ✔

Pièges classiques en analyse :
  • Oublier de vérifier le domaine de définition (ln défini sur ]0;+∞[, √ sur [0;+∞[, 1/x sur ℝ*)
  • Confondre limite et valeur en un point (limite peut exister sans que f soit définie)
  • Mal poser le tableau de signes (intervalles ouverts/fermés, valeurs interdites)
  • Oublier le signe de la dérivée d'un quotient : (u/v)' = (u'v − uv')/v²
Astuce examen : Toujours vérifier la cohérence d'un résultat numérique : un pH = −2 est impossible (acide trop concentré), une probabilité de 1,2 est aberrante. La cohérence numérique évite les erreurs grossières et rapporte des points de présentation.
Selon l'Université d'Abomey-Calavi — Faculté des Sciences et Techniques (FAST), « la maîtrise des outils d'analyse et de probabilités conditionne directement la réussite des deux premières années de licence en biologie, chimie et physique ».
Source : www.uac.bj/fast

Récapitulatif final — Leçon 02

  • Étude de fonction : domaine, limites, dérivée, tableau de variations, courbe
  • Équations différentielles y' = a·y : solution y = K·e^(a·x)
  • Loi normale N(μ, σ) : règle des 95 % à ±1,96·σ
  • Loi exponentielle Exp(λ) : E(X) = 1/λ, sans mémoire
  • Produit scalaire dans l'espace : x·x' + y·y' + z·z'
  • Barycentre des sommets d'un triangle (poids 1) = centre de gravité

11. Calcul intégral — primitives et intégrales

11.1 Définition et propriétés

Une primitive F d'une fonction f est une fonction telle que F'(x) = f(x). Les primitives diffèrent d'une constante : F(x) + C.

L'intégrale définie de f sur [a, b] est :
ab f(x) dx = F(b) − F(a) (formule de Newton-Leibniz).

11.2 Primitives usuelles

f(x)F(x)Domaine
xn (n ≠ −1)xn+1/(n+1)
1/xln|x|ℝ*
exex
cos(x)sin(x)
sin(x)−cos(x)
1/(1+x²)arctan(x)

11.3 Intégration par parties

Formule : ∫ u·v' dx = u·v − ∫ u'·v dx.

Très utile pour intégrer des produits où une fonction se « simplifie » par dérivation (polynôme) et où l'autre s'intègre simplement (ex, cos, sin).

Application — calcul de ∫₀¹ x·eˣ dx

Posons u = x (u' = 1) et v' = eˣ (v = eˣ).
∫₀¹ x·eˣ dx = [x·eˣ]₀¹ − ∫₀¹ eˣ dx = (1·e − 0) − (e − 1) = e − e + 1 = 1.

11.4 Aire sous une courbe — applications biologiques

L'intégrale ∫ab f(x) dx représente l'aire algébrique entre la courbe de f et l'axe (Ox) sur [a, b].

Application — croissance bactérienne : Si N(t) est l'effectif d'une colonie au temps t, la moyenne sur [0, T] est :
N̄ = (1/T) · ∫₀T N(t) dt.

12. Suites récurrentes — étude approfondie

12.1 Théorème du point fixe

Soit (un) une suite définie par un+1 = f(un). Si :

  • L'intervalle I est stable par f (f(I) ⊂ I)
  • f est continue sur I
  • (un) converge vers L ∈ I

Alors L vérifie l'équation du point fixe : f(L) = L.

12.2 Convergence monotone

Théorème : toute suite croissante et majorée converge ; toute suite décroissante et minorée converge.

Exemple — suite un+1 = √(2 + un), u₀ = 0

1) f(x) = √(2 + x), définie sur [−2; +∞[.
2) Étude de signe : un+1 − un = √(2 + un) − un. En posant g(x) = √(2 + x) − x, g(2) = 0 et g'(x) = 1/(2√(2+x)) − 1 < 0 pour x > −7/4. Donc g décroissante.
3) On démontre par récurrence que 0 ≤ un ≤ 2 et un+1 ≥ un. La suite est croissante majorée.
4) Limite L : L = √(2 + L) ⇒ L² = 2 + L ⇒ L² − L − 2 = 0 ⇒ (L−2)(L+1) = 0 ⇒ L = 2 (car L ≥ 0).

13. Statistiques descriptives — bases bio-médicales

En sciences expérimentales et médicales, on caractérise une série de mesures par :

  • Moyenne arithmétique : x̄ = (1/n) · Σxi
  • Médiane : valeur centrale (50 % au-dessus, 50 % en-dessous)
  • Variance : σ² = (1/n) · Σ(xi − x̄)²
  • Écart-type : σ = √σ²
  • Coefficient de variation : CV = σ/x̄ (× 100 %)

Indispensable pour l'analyse de résultats expérimentaux en SVT et chimie.

14. Annale corrigée — DEC session 2023

Étude de la fonction h(x) = x·ln(x) sur ]0; +∞[

1. Calculer la limite de h(x) en 0⁺. Réponse : lim x·ln(x) = 0 (croissance comparée). On peut prolonger h par continuité en 0 en posant h(0) = 0.

2. Calculer h'(x). Réponse : h'(x) = ln(x) + x·(1/x) = ln(x) + 1.

3. Étudier le signe de h'(x). Réponse : h'(x) = 0 ⇔ ln(x) = −1 ⇔ x = 1/e. h'(x) < 0 sur ]0; 1/e[, h'(x) > 0 sur ]1/e; +∞[. Donc h admet un minimum en x = 1/e : h(1/e) = (1/e) · ln(1/e) = −1/e ≈ −0,368.

4. Limite en +∞ : lim h(x) = +∞.

5. Aire sous la courbe entre 0 et 1 : ∫₀¹ x·ln(x) dx. Par IPP : u = ln(x), v' = x ; u' = 1/x, v = x²/2.
∫ = [x²·ln(x)/2]₀¹ − ∫₀¹ (x²/2)·(1/x) dx = 0 − [x²/4]₀¹ = −1/4.
L'aire algébrique est négative car la courbe est sous l'axe sur ]0; 1[.

15. Méthodes de résolution — checklist en analyse

Pour réussir un exercice d'étude de fonction :
  1. Identifier le domaine (interdictions : ln(x) → x > 0, √x → x ≥ 0, 1/x → x ≠ 0)
  2. Calculer les limites aux bornes du domaine (chercher les asymptotes)
  3. Dériver soigneusement (produit, quotient, composée)
  4. Étudier le signe de la dérivée (souvent par factorisation)
  5. Dresser le tableau de variations avec les extremums calculés
  6. Tracer la courbe en respectant l'allure du tableau
  7. Repérer les points particuliers : intersections avec axes, tangente horizontale
Selon le rapport pédagogique DEC 2023 — épreuve de mathématiques BAC D, les copies les mieux notées présentent systématiquement : (1) un tableau de variations clair avec les zéros de la dérivée, (2) des calculs de limites justifiés (croissance comparée, théorème des gendarmes), (3) une rédaction propre avec « donc », « ainsi », « par suite ».
Source : Rapport DEC 2023 — MESTFP Bénin.

Pour aller plus loin (sources complémentaires)


16. Géométrie analytique dans l'espace — équations de plans et droites

16.1 Équation cartésienne d'un plan

Un plan P passant par A(x_A; y_A; z_A) et de vecteur normal n(a; b; c) a pour équation :
a·(x − x_A) + b·(y − y_A) + c·(z − z_A) = 0, soit ax + by + cz + d = 0 avec d = −(a·x_A + b·y_A + c·z_A).

16.2 Équation paramétrique d'une droite

Une droite passant par A et dirigée par u(α; β; γ) :
x = x_A + t·α ; y = y_A + t·β ; z = z_A + t·γ, où t ∈ ℝ.

16.3 Distance d'un point à un plan

d(M, P) = |a·x_M + b·y_M + c·z_M + d| / √(a² + b² + c²).

Application — Distance d'un point à un plan

Soit le plan P : 2x − y + 2z − 6 = 0 et le point M(3; 1; 0).
d(M, P) = |2·3 − 1 + 2·0 − 6| / √(4+1+4) = |6 − 1 − 6| / 3 = 1/3 ≈ 0,333.

17. Applications économiques des probabilités

Dans le secteur agricole béninois, les probabilités servent à modéliser les rendements aléatoires. Exemple : la production de coton dans le Borgou suit approximativement une loi normale N(μ = 600 kg/ha, σ = 80 kg/ha).

Question : Quel est le pourcentage de parcelles produisant entre 520 et 680 kg/ha ?
520 = μ − σ et 680 = μ + σ, donc l'intervalle [μ−σ ; μ+σ] contient ~68 % des observations (règle empirique 68-95-99,7).

Selon l'INStaD Bénin (Institut National de la Statistique et de l'Analyse Démographique), l'analyse statistique des rendements agricoles permet d'orienter les politiques publiques de soutien (subventions, semences améliorées, irrigation) vers les zones à plus forte variabilité.
Source : instad.bj.

18. Annale corrigée bonus — DEC 2022 Maths D

Exercice de suites — production de coton

Une parcelle produit u₀ = 500 kg la première année. Chaque année, la production augmente de 5 % grâce aux engrais. Soit un la production l'année (n + 1).

1. Exprimer un+1 en fonction de un. Réponse : un+1 = 1,05 · un (suite géométrique de raison q = 1,05).

2. Exprimer un en fonction de n. Réponse : un = 500 · 1,05n.

3. Calculer u₁₀. Réponse : u₁₀ = 500 × 1,05¹⁰ ≈ 500 × 1,629 ≈ 814 kg.

4. Au bout de combien d'années la production aura doublé ? Réponse : 1,05n = 2 ⇒ n·ln(1,05) = ln(2) ⇒ n = ln(2)/ln(1,05) ≈ 0,693/0,0488 ≈ 14,2 ans.

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