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Les sites UNESCO du Cameroun et d'Afrique centrale

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Les sites UNESCO du Cameroun et d'Afrique centrale

L'Afrique centrale est la grande oubliée des cartes touristiques mondiales, et pourtant elle abrite des sites UNESCO d'une importance écologique et culturelle exceptionnelle. Du Cameroun au Gabon, en passant par la République centrafricaine et la RDC, voici un voyage à travers cinq joyaux à connaître absolument.

Paysages culturels Sukur Cameroun-Nigeria
Le paysage culturel de Sukur (Nigeria-Cameroun) - architecture en pierre sèche.

Le Paysage culturel de Sukur (Nigeria, frontière Cameroun) — 1999

Premier paysage culturel africain inscrit, Sukur est un site exceptionnel du plateau de l'Adamaoua (à cheval entre le Nigeria et le Cameroun). On y trouve des terrasses de pierre sèche élaborées, des palais princiers, des forges anciennes, et un système agraire vieux de 600 ans, encore en activité. Pour les Camerounais de Bruxelles ou Paris dont les familles viennent de l'Adamaoua, c'est une part essentielle du patrimoine.

La Réserve de faune du Dja (Cameroun) — 1987

Vaste de 5 260 km², la Réserve du Dja au sud-est du Cameroun est l'un des derniers grands massifs de forêt équatoriale primaire intacte d'Afrique. Elle abrite les peuples Baka (pygmées), 107 espèces de mammifères dont le gorille des plaines occidentales, le chimpanzé et l'éléphant de forêt. C'est un patrimoine UNESCO en péril (2017) à cause des projets miniers et hydroélectriques.

L'Écosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda (Gabon) — 2007

Au cœur du Gabon, ce site mixte (naturel et culturel) abrite 1800 pétroglyphes (gravures rupestres) datant de l'âge du fer (1500 av. J.-C.), ainsi que des forêts denses, des savanes et la rivière Ogooué. Une preuve que l'Afrique centrale était habitée par des civilisations sédentaires bien avant la période coloniale.

« L'Afrique centrale n'a pas de pyramides : elle a des forêts qui sont, elles aussi, des cathédrales. » — Wangari Maathai (Prix Nobel de la Paix 2004).

Le Parc national de Salonga (RDC) — 1984

36 000 km² au cœur de la cuvette congolaise — le plus grand parc de forêt tropicale d'Afrique. C'est le seul habitat naturel du bonobo, ce grand singe pacifique qui partage 98,7 % de son ADN avec l'humain. Inscrit UNESCO en 1984, Salonga est un sanctuaire menacé par le braconnage.

Le Trinational de la Sangha (Cameroun-Congo-RCA) — 2012

Ce site transfrontalier de 750 000 hectares regroupe trois parcs nationaux : Lobéké (Cameroun), Nouabalé-Ndoki (Congo) et Dzanga-Sangha (RCA). Il abrite la plus grande population de gorilles des plaines occidentales et d'éléphants de forêt au monde. Pour les Centrafricains de Montréal ou Paris, c'est une fierté patrimoniale qui pourrait, demain, devenir une destination écotouristique majeure.

Forêt équatoriale et bonobo de Salonga
Salonga (RDC) : le seul habitat naturel du bonobo.

Pour la diaspora

L'ONG African World Heritage Fund (AWHF, basée à Midrand en Afrique du Sud) finance des bourses pour étudiants africains de la diaspora qui souhaitent travailler dans la conservation. La Wildlife Conservation Society (WCS) et le WWF Cameroun proposent des programmes de volontariat. Visiter ces sites depuis l'Europe est complexe (visas, infrastructures), mais des tour-opérateurs comme African Travel Inc. ou Rainbow Tours organisent des séjours sur mesure.

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